Les sources School sur Skyrock.com Liste des derniers articles traitant du sujet School. LE CLEZIO &quot;Désert&quot; et &quot;Le soleil des Scorta&quot; de LAURENT GAUDE. Méthode du commentaire. Bac Français 2022. https://bmirgain.skyrock.com/3349539160-LE-CLEZIO-Desert-et-Le-soleil-des-Scorta-de-LAURENT-GAUDE-Methode-du.html <div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">                 Le Clézio, roman &quot;Désert&quot; - éditions Gallimard, 1980.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">                    éléments pour un commentaire à l'écrit</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">              des épreuves du baccalauréat de français, série générale</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><strong>Extrait du roman de Le Clézio à analyser :</strong><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><br /><span style="font-size: 16px;">Lalla, née dans le désert, a vécu une enfance heureuse dans le bidonville d'une grande cité marocaine. Adolescente, elle est obligée de fuir et se rend à Marseille. Elle y découvre la misère et la faim, « <em>la vie chez les esclaves</em> ».</span><br /><br /><span style="font-size: 16px;">Lalla continue à marcher, en respirant avec peine. La sueur coule toujours sur son front, le long de son dos, mouille ses reins, pique ses aisselles. Il n'y a personne dans les rues à cette heure-là, seulement quelques chiens au poil hérissé, qui rongent leurs os en grognant. Les fenêtres au ras du sol sont fermées par des grillages, des barreaux. Plus haut, les volets sont tirés, les maisons semblent abandonnées. Il y a un froid de mort qui sort des bouches des soupirails, des caves, des fenêtres noires. C'est comme une haleine de mort qui souffle le long des rues, qui emplit les recoins pourris au bas des murs. Où aller ?</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">Lalla avance lentement de nouveau, elle tourne encore une fois à droite, vers le mur de la vieille maison. Lalla a toujours un peu peur, quand elle voit ces grandes fenêtres garnies de barreaux, parce qu'elle croit que c'est une prison où les gens sont morts autrefois ; on dit même que la nuit, parfois, on entend les gémissements des prisonniers derrière les barreaux des fenêtres. Elle descend maintenant le long de la rue des Pistoles, toujours déserte, et par la traverse de la Charité, pour voir, à travers le portail de pierre grise, l'étrange dôme rose qu'elle aime bien. Certains jours elle s'assoit sur le seuil d'une maison, et elle reste là à regarder très longtemps le dôme qui ressemble à un nuage, et elle oublie tout, jusqu'à ce qu'une femme vienne lui demander ce qu'elle fait là et l'oblige à s'en aller.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">Mais aujourd'hui, même le dôme rose lui fait peur, comme s'il y avait une menace derrière ses fenêtres étroites, ou comme si c'était un tombeau. Sans se retourner, elle s'en va vite, elle redescend vers la mer, le long des rues silencieuses.                               </span> <span style="font-size: 16px;">Jean-Marie Gustave Le Clézio</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div> <br /><div style="margin:0;padding:0;text-align:center;"><span style="font-size: 16px;"><strong>Plan détaillé du commentaire</strong><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"> </div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><br /><strong><span style="font-size: 16px;">I. Un voyage au bout de l'enfer de la civilisation urbaine...</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><strong><span style="font-size: 16px;">A. Un cheminement dans la ville</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Un extrait du roman, glaçant de noirceur : la ville se découvre comme les pièces d'un puzzle, mais des pièces maculées de sang ; chaque élément du décor fournit en quelque sorte une trame ; chaque touche donne des couleurs noires à l'étoffe du récit...On attendrait un paysage marin, nuancé par les effets de lumière, les reflets du soleil : il n'en est rien !</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Le lecteur suit pas à pas les déplacements du personnage, sur les traces d'une jeune fille marocaine, prénommée Lalla : il ressent tour à tour un simple sentiment d'effroi puis de sympathie avec l'héroïne...</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*L'émotion naît de la découverte d'un cadre urbain sombre, saumâtre (expression hyperbolique « <em>froid de mort</em> ») ; chaque détail assombrit l'enchaînement d'impressions désagréables pour mieux montrer que le piège s'est refermé sur cette fille. Tous les éléments décrits suggèrent la brutalité, la sécheresse (oppositions, notamment avec le ruissellement des aisselles : « <em>La sueur coule toujours sur son front, le long de son dos, mouille ses reins, pique ses aisselles</em> »).</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Un air vicié par les odeurs méphitiques, même le dôme est plongé dans un brouillard jaunâtre (idée de brûlure, «<em>haleine de mort qui souffle le long des rues</em> », « <em>les recoins pourris au bas des murs</em> »).</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Une crise d'étouffement (« <em>Lalla continuait de marcher, en respirant avec peine</em> ») qui la pousse à une fuite en avant, une course éperdue ; une errance sans cesse menacée par l'incommunicabilité : progressivement, le monde urbain se réduit, se contracte, pour mieux faire ressentir l'enfermement (espaces clos, réduits de la misère ou de l'infortune traduits par l'expression péjorative « <em>recoins pourris</em> ») ;</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Les références à un des lieux désertés, abandonnés, comme vidés de leurs habitants (« <em>les volets sont tirés, les maisons semblent abandonnées</em> ») ; thème récurrent de l'espace inhabité, désertique, qui rappelle d'ailleurs le titre du roman, « <em>Désert</em> ».</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><strong><span style="font-size: 16px;">B. La puissance lyrique de la description qui nous emporte dans un flot de sensations pénibles</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">* Le lyrisme provient d'abord du fait que tout est vu et ressenti par Lalla, personnage intra-diégétique du roman (point de vue du personnage) ; autre caractéristique de la focalisation interne, la présence de quelques scories du discours indirect libre (le personnage se pose une question presque lancinante : « <em>où aller ?</em> »). Certains verbes modalisateurs comme « <em>sembler</em> » ou « <em>croire</em> » montrent bien que tout est perçu par le personnage du roman (« <em>les maisons semblent abandonnées</em> »). Les modalisateurs sont des moyens linguistiques par lesquels le sujet qui parle, qui décrit la scène, fait apparaître son attitude vis-à-vis de ce qu'il énonce....</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*certaines expressions élémentaires suggèrent que tout est décrit d'un point de vue enfantin (juvénilité à peine atténué par Le Clézio dans les phrases « <em>Lalla a toujours un peu peur</em> », « <em>l'étrange dôme rose qu'elle aime bien</em> ») ; la syntaxe un peu fruste présente des caractères qui sont propres à un esprit juvénile.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*la peur fait penser aux terreurs nocturnes chez l'enfant, aux cauchemars des tout-petits, se résumant souvent à une angoisse majeure d'une confrontation à la mort ; tonalité tragique et pathétique (l'évocation de la souffrance de Lalla émeut le lecteur, récit poignant d'une âme aux abois...)</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*d'autre part, le prénom Lalla est une transcription de Laïla, Leïla, qui veut dire « <em>nuit</em> », « <em>griserie, ivresse de la nuit</em> » par allusion à une légende arabe ancienne, une histoire d'un amour absolu entre Leïla et Majnun racontée au XII° siècle par le poète Abu Muhamad Ilyas Nizami (reprise d'un conte des miniaturistes persans, dans la même veine que l'histoire de Tristan et Yseult ou Roméo et Juliette). Prénom revenu en vogue en France grâce à la chanson de Francis Cabrel, « <em>Leïla et les chasseurs</em> »).</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*isotopie lexicale de la mort, une ville qui vomit des vapeurs moribondes, une ville que rien ne touche ; Lalla semble redouter ce « <em>dôme rose</em> » dont l'apparence l'effraye (comparaison avec un sinistre catafalque, avec une sépulture  (« <em>comme si c'était un tombeau</em> »). Un univers assiégé par la mort, marqué par l'absence de vie...</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*La froideur est à prendre, bien sûr, au sens figuré : elle doit se comprendre comme un manque de chaleur humaine. Les carcasses de maison, les bâtisses avec leurs étages et leurs toits, font émerger une réalité marquée par la stérilité affective. Le « <em>froid de mort</em> » exprime l'indifférence sociale : «<em>Il y a un froid de mort qui sort des bouches des soupirails, des caves, des fenêtres noires</em> ». Les « <em>fenêtres noires</em> » font penser aux persiennes de Marseille, constituées de lamelles mobiles de bois disposées en claire-voie afin de se protéger du soleil méditerranéen.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><strong><span style="font-size: 16px;">II. Un paysage réel ou halluciné ?</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><strong><span style="font-size: 16px;">A. La cité des esclaves ?</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">[<em>rédiger une phrase d'annonce de la deuxième grande partie, qui résume ce que l'on va dire, qui rend compte de ce que l'on va analyser</em>]</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">Cette description dont le style emprunte au registre fantastique les formes et les caractéristiques, superpose la banalité du réel et ses répercussions sur une conscience aux prises avec l'affolement. Le décor s'offre au lecteur comme un lieu de contagion de la réalité par le cauchemar. Ce texte, il convient de le lire en miroir, en confrontant ce qui relève de la réalité observable et du surgissement de l'imaginaire.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">* Les apparences de ce qui est décrit paraissent imaginaires, surnaturelles. Ce décor dantesque qui exprime la tyrannie du fer, du béton, de l'asphalte, cette ville fantôme, provoquent chez le lecteur une nausée, un haut-le-c½ur (sentiment d'aversion accentué par la tonalité pathétique de l'extrait : une jeune fille sans défense livrée à elle-même).</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">* l'héroïne est-elle victime d'une espèce d'hallucination, d'un dérèglement des sens ? Elle semble éprouver des sensations sans que l'on puisse établir un lien concret avec la réalité qui l'entoure ; comme si c'était son imagination qui guidait sa sensibilité ; elle a des visions, les objets prennent des apparences monstrueuses ; la ville de Marseille est comme déformée, transformée. Tout se passe comme si c'était le personnage lui-même qui créait le monde étrange qui l'entoure. Tout surgit de l'imagination de Lalla. Quel statut attribuer aux sensations visuelles, tactiles, olfactives, auditives de l'héroïne ? Le doute s'insinue dans l'esprit du lecteur...</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">* la jeune Lalla ressent ce qu'on pourrait appeler une anxiété hallucinatoire, « <em>parce qu'elle croit que c'est une prison où les gens sont morts autrefois</em> » ; la description cède la place à une forme de discours rapporté. Le discours indirect introduit par un verbe  déclaratif (« <em>on dit...que</em> ») ne permet pas d'identifier l'émetteur. Par ailleurs, le pronom indéfini « <em>on</em> » laisse planer une incertitude au sujet de l'énonciateur ou des locuteurs : « <em>on dit même que la nuit, parfois, on entend les gémissements des prisonniers derrière les barreaux des fenêtres</em> ». Le lecteur averti le sait bien : le « <em>dôme rose</em> » dont il est question surplombe un bâtiment du quartier du Panier de Marseille, la chapelle de La Vieille Charité. Bâtiment qui fut destiné autrefois à l'accueil des indigents. Il servait aussi d'hospice pour les mendiants et les vagabonds, pour les gueux et les vieillards, qui y étaient hébergés de force. Ils étaient donc retenus prisonniers, ce qui pourrait expliquer ces soupirs plaintifs furtivement évoqués (« <em>les gémissements des prisonniers</em> »).</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Les barres de fonte qui garnissent les ouvertures de mur, les grilles d'acier servant de protection aux judas, les treillis en fil de fer des soupiraux de cave font penser aux fenêtres des prisons (« <em>Les fenêtres au ras du sol sont fermées par des grillages, des barreaux</em> »). Tout suggère la peur panique de l'enfermement, de la claustration... Un monde clos où s'entremêlent la crainte des captifs et des gardiens.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">[<em>phrase de transition vers la seconde sous-partie, dans laquelle on s'efforcera de deviner que Le Clézio nous parle dans son roman de l'exclusion sociale</em>]</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">     Toutes ces images tissent sans jamais connaître un mouvement d'arrêt la trame romanesque : l'exode, la fuite en avant, l'exil, la survie dans un monde chaotique, une vie volée dans cette nouvelle traversée du désert.</span><br /><br /><strong><span style="font-size: 16px;">B. L'âpreté du ressentiment social, où l'immigration rime avec exclusion...</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*le thème de l'espace désertique et du territoire urbain en friche symbolise l'aridité des relations sociales, (absence de convivialité, de fraternité, de solidarité, de sensibilité humaine, sécheresse des rapports humains) ; cette aridité du c½ur est nettement suggérée par la réaction hostile d'une riveraine de la rue de la Charité (« <em>jusqu'à ce qu'une femme vienne lui demander ce qu'elle fait là et l'oblige à s'en aller</em> »). Le lecteur attentif y verra sans doute de l'ironie...</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*la thématique reste ancrée sur le terrain de l'identité culturelle (celle des jeunes des banlieues issus de l'immigration) ; une identité difficile à décliner dans une société qui traverse une période de désarroi social et d'effondrement économique ...</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Le Clézio emprisonne dans sa toile des êtres condamnés par les choix de leurs aïeux et qui doivent payer le prix de leur crime, celui de leur immigration; il convient de rappeler que Marseille se dit « <em>Marsilya</em> » dans la langue arabe (le mot marsa veut dire « <em>port</em> »). Or, ici, le havre, considéré habituellement comme un lieu de refuge et de réconfort, a plutôt l'allure d'une geôle...</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Lalla est motivée par une pulsion de rassemblement, de la proximité avec les autres, de la régénération du lien social... Le lecteur ressent un malaise : il éprouve la sensation que cette fille vit dans le souvenir d'un monde englouti (métaphore peut-être, de l'effondrement de ses rêves). Un monde qui n'existe plus pour Lalla, qui n'a d'existence que dans les méandres de sa mémoire.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Les tourments de cette jeune Marocaine sont liés à la quête de son identité ; le texte laisse deviner une perdition : une désespérance se dessine dans l'errance déchirée de cette gamine contrainte à l'exil, à l'abandon de ses racines. Qui voit une vie finir et qui perd le contrôle de sa vie.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Lalla contrainte d'errer au bord d'un gouffre, d'un vide impossible à combler, baigné de brumes et de mystères, jusqu'à l'extinction de ses rêves, de sa voix...</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Elle croyait naître au premier matin du monde. Mais la cité phocéenne nous fait entrevoir autre chose : un rivage néfaste qui met en berne les espoirs, où l'on ne rencontre que la solitude, l'angoisse, la faim... Le port de Marseille, la « <em>perle de Provence</em> », se dévoile dans sa véritable nature: un récif contre lequel s'échouent les destins. Une mégapole anonyme où les déshérités rongent leur litière. Même les chiens font leur boulot de chien, ronger leur os... Un lieu morbide où l'on rumine ses chagrins impossibles à consoler comme on ronge un noyau de pêche.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*Image de la masse nuageuse (« <em>et elle reste là à regarder très longtemps le dôme qui ressemble à un nuage</em> ») : la comparaison un peu puérile exprime un besoin d'évasion, qui sera confirmé par l'appel de la mer...</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">*A la fin de l'extrait, Lalla se dirige vers la mer, peut-être pour rouvrir une blessure : la baie d'Agadir entourée de collines et de dunes, les plages sauvages qui s'étendent jusque Tiznit « <em>Sans se retourner, elle s'en va vite, elle redescend vers la mer, le long des rues silencieuses</em> » Peut être est-ce là la vie ? Est-ce là la liberté ? Sans doute, si l'on en croit les poètes. Et à ce sujet, on garde en mémoire les beaux vers de Baudelaire : « <em>Homme libre, toujours tu chériras la mer ! // La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme // Dans le déroulement infini de sa lame, // Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer</em> » (« <em>L'homme et la mer</em> » - recueil Les Fleurs du mal, 1857).</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><strong><span style="font-size: 16px;">En guise de conclusion</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">Le Clézio fait entendre dans sa narration, dans cette continuité lapidaire et fragmentaire des événements, la voix d'une petite fille devenue femme. Une voix qui nous fait passer des sortilèges de l'enfance enchantée à la violence du monde des adultes. La description contenue dans cet extrait de « <em>Désert</em> » résume cette traversée de la violence ordinaire : une trajectoire morcelée, tronçonnée par les bouffées de cruauté. Une cruauté qui n'est jamais près de sa fin...Mais Le Clézio nous fait ressentir autre chose. Un écoulement du temps qui n'en finit plus de s'étirer interminablement pour mieux dire l'angoisse de la captivité. Les gémissements qui se font entendre à travers les âges laissent à penser que l'exclusion serait comme une peine à perpétuité qu'il faudrait fuir sous peine d'étouffer.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:center;"><br /><span style="font-size: 16px;">                                    Travail personnel du professeur, Bernard Mirgain.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:center;"></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:center;"><a href="https://bmirgain.skyrock.com/photo.html?id_article=3349539160&amp;id_article_media=69939697" onclick="window.open(this.href, 'photo_2', 'location=no,toolbar=no,scrollbars=yes,resizable=yes'); return false;"><img class="article_image_center tagImageSkyrock skyrockData_2_MediaNumber" src="https://i.skyrock.net/6317/18526317/pics/3349539160_1_5_6e1NTgAE.jpg" alt="LE CLEZIO &quot;Désert&quot; et &quot;Le soleil des Scorta&quot; de LAURENT GAUDE. Méthode du commentaire. Bac Français 2022." /></a><br /><br /><strong><span style="font-size: 16px;">Document complémentaire</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><strong><a class="link" rel="nofollow" href="http://www.etudes-litteraires.com/bac-francais" onclick="window.open(this.href); return false;"><span style="font-size: 16px;">http://www.etudes-litteraires.com/bac-francais</span></a></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">Introduction</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">Le Clézio est un auteur atypique dans les lettres françaises d'aujourd'hui. Connu très jeune, à vingt-trois ans pour son premier roman, Le Procès-verbal (1963), il poursuit sa carrière littéraire jusqu'au milieu des années 1970 dans la mouvance formelle du Nouveau Roman. Puis il s'oriente vers une expression plus classique qui réserve une large part à l'onirisme, au mythe et aux grands espaces. Cette veine lui vaut le prix Nobel de littérature en 2008, en tant qu' « écrivain de nouveaux départs, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, explorateur d'une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante » Comme on peut le découvrir sur le site officiel des prix Nobel. Désert est un roman de 1980 qui appartient à cette seconde manière. Le récit raconte comment Lalla, née dans le désert, a vécu une enfance heureuse dans le bidonville d'une grande cité marocaine, puis comment elle a été obligée de fuir et d'émigrer à Marseille où elle découvre la misère et la faim, « la vie chez les esclaves ».</span><br /><span style="font-size: 16px;">L'extrait à commenter rapporte comment la jeune descendante des hommes bleus est heurtée par la grande ville portuaire du Sud de la France. Il s'agit d'un texte narratif et descriptif qui appartient au genre romanesque. Exprimant les émotions et les sentiments d'une adolescente étrangère, ce récit relève du registre lyrique. Il peut intéresser le lecteur d'aujourd'hui par la présentation vivante du « choc des cultures » dans le bassin méditerranéen.</span><br /><span style="font-size: 16px;">Nous nous attacherons à montrer les impressions et les réactions d'une jeune Sahraouie dans une grande ville étrangère. D'abord nous examinerons comment elle se représente les lieux, puis ce qu'ils provoquent en elle.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; La ville menaçante</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; La ville étrange se révèle menaçante. Ses dangers sont exprimés en particulier par deux métaphores filées : celles de la prison et du tombeau.</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Une ville abandonnée</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Champ lexical de la solitude : « Il n'y a personne dans les rues », « les maisons semblent abandonnées », « déserte », « rues silencieuses ».</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Un paysage livré à « seulement quelques chiens au poil hérissé »,  des chiens qui « grogn[e]nt ».</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; La ville paraît donc hostile à l'étrangère qui nous communique son angoisse au moyen de deux métaphores filées.</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; La prison</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Champ lexical de l'enfermement : « fermées », « tirés », « grillages », « barreaux » (deux occurrences), « prison » (deux fois avec la variante « prisonniers »).</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Les hauts murs « gris » limitent le regard, les intérieurs restent inaccessibles. Il faut un porche pour que la vue puisse s'échapper.</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; À cause de l'absence de personnes visibles, Lalla passe de la geôle au tombeau. En effet, le personnage « croit que c'est une prison où les gens sont morts ».</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Le tombeau</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Champ lexical de la mort et des ténèbres : « os », « mort » (terme récurrent) , connotée par « froid », « noires », « pourris », « nuit », « caves » (qui évoque le caveau funéraire), le tout condensé dans le « tombeau » du dernier paragraphe.</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Ainsi Lalla se sent-elle menacée dans sa liberté de voir et de se mouvoir.</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Les peurs ataviques de Lalla</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Lalla, en fille du désert habituée aux grands espaces où le regard peut se déployer, éprouve très vite une peur irrépressible.</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; Les origines physiques</span><br /><span style="font-size: 16px;">&#8226; La chaleur étouffante réverbérée par les murs et l'asphalte : « La sueur coule toujours sur son front, le long de son dos, mouille ses reins, pique ses aisselles. » Allitération des sifflantes qui renforce l'agressivité de l'air surchauffé.<br />Paradoxalement, cette chaleur fait ressortir le froid mortel des sous-sols.<br />C'est une nouveauté étrange exprimée par une hyperbole : « une haleine de mort qui souffle le long des rues, qui emplit les recoins pourris ». Lalla ne peut supporter cette solitude déjà étudiée plus haut. Tout concourt à produire une atmosphère irrespirable.<br />&#8226; L'asphyxie<br />&#8226; En effet Lalla s'asphyxie, elle « respir[e] avec peine ». Allitération de [r] et de [p] qui traduit l'oppression. Sa marche devient celle d'un automate. Lalla ne peut plus trouver d'apaisement passager auprès de « l'étrange dôme rose qu'elle aime bien » et dont la forme de « nuage » lui rappelle sans doute le ciel de son pays. Il ne peut en résulter qu'une angoisse terrible qui évolue en peur panique.<br />&#8226; La fuite irrépressible<br />&#8226; Si au début « Lalla continue à marcher, en respirant avec peine », quand elle est parvenue au paroxysme de son angoisse, elle se lance dans une fuite éperdue vers le seul horizon libre : « sans se retourner, elle s'en va vite, elle redescend vers la mer, le long des rues silencieuses ». Accumulation de verbes d'action, accélération du rythme.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br />Conclusion</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br />Ce passage du roman rapporté selon une focalisation interne, nous permet de voir la grande ville étrangère au travers des yeux de l'héroïne. C'est la cité de la peur. Enserrée dans ses hauts murs, écrasée par le soleil, elle paraît abandonnée des hommes au point de sembler une prison, voire un tombeau. Lalla, asphyxiée, angoissée, ne peut que s'enfuir à toutes jambes vers le vaste horizon de la mer qui l'a portée jusqu'ici.<br /><br />L'adolescente éprouve la nostalgie d'une terre pauvre, mais libre. Le titre du roman est Désert. Le Clézio nous fait comprendre où réside la souffrance de Lalla. La jeune fille languit de se retrouver dans le désert du grand port. Le terme est ici bien évidemment péjoratif, il signifie lieu désespérément vide. Il s'oppose à la terre aride et sauvage dont est issue l'adolescente. En effet, implicitement les grandes étendues sahariennes inondées de soleil se révèlent habitées d'une vie intense, cachée et mystérieuse.<br /><br />Le Clézio prend à rebours la conception occidentale du désert. Là où la raison, la richesse et la puissance n'y perçoivent que le rien et l'absence au point de mépriser le peuple sahraoui. , l'auteur-poète, à la suite de Psichari, de Charles de Foucault ou de Théodore Monod, y voit l'occasion de nourrir la plénitude de l'être dans le dénuement et la contemplation mystiques. Fin de citation.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div>  <strong><span style="font-size: 16px;">Texte d'accompagnement proposé par le professeur, B.Mirgain<br /></span></strong><br /><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">Incipit du roman de Laurent Gaudé &quot; <em>Le soleil des Scorta</em> &quot;, publié en 2004 aux éditions Actes Sud.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">Notes pour mieux situer ce début de roman :<br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><em><span style="font-size: 16px;">L'incipit du roman fait surgir le personnage Luciano Mascalzone qui se dirige avec son âne vers le village de Montepuccio. L'action du roman se déroule en 1875 dans les Pouilles, dans l'Italie du Sud. Ce village est un petit port de pêche qui se trouve au pied  de la montagne Gargano, « la dernière colline du monde » plongeant dans la mer de l'Adriatique.  Cet homme était autrefois amoureux d'une jeune femme, Filomena Biscotti, qu'il a tenté de séduire. Condamné à quinze années de prison, il a rêvé durant  sa détention qu'il reviendrait à Montepuccio pour posséder le corps de Filomena. Il sait à l'avance que les gens du village vont le tuer, mais la soif de vengeance est plus forte que tout.</span></em><br /><em><span style="font-size: 16px;"><br /></span></em><span style="font-size: 16px;">titre du chapitre :</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">Les pierres chaudes du destin</span></div> <br /><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">La chaleur du soleil semblait fendre la terre. Pas un souffle de vent ne faisait frémir les oliviers. Tout était immobile. Le parfum des collines s'était évanoui. La pierre gémissait de chaleur. Le mois d'août pesait sur le massif du Gargano avec l'assurance d'un seigneur. Il était impossible de croire qu'en ces terres, un jour, il avait pu pleuvoir. Que de l'eau ait irrigué les champs et abreuvé les oliviers. Impossible de croire qu'une vie animale ou végétale ait pu trouver sous ce ciel sec de quoi se nourrir. Il était deux heures de l'après-midi, et la terre était condamnée à brûler.</span><br /><span style="font-size: 16px;">Sur un chemin de poussière, un âne avançait lentement. Il suivait chaque courbe de la route, avec résignation. Rien ne venait à bout de son obstination. Ni l'air brûlant qu'il respirait. Ni les rocailles pointues sur lesquelles ses sabots s'abîmaient. Il avançait. Et son cavalier semblait une ombre condamnée  à un châtiment antique. L'homme ne bougeait pas. Hébété de chaleur.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">Laissant à sa monture le soin de les porter tous deux au bout de cette route. La bête s'acquittait de sa tâche avec une volonté sourde qui défiait le jour. Lentement, mètre après mètre, sans avoir la force de presser jamais le pas, l'âne engloutissait les kilomètres. Et le cavalier murmurait entre ses dents des mots qui s'évaporaient dans la chaleur. &#8220;Rien ne viendra à bout de moi... Le soleil peut bien tuer tous les lézards des collines, je tiendrai. Il y a trop longtemps que j'attends... La terre peut siffler et mes cheveux s'enflammer, je suis en route et j'irai jusqu'au bout.&#8221; Les heures passèrent ainsi, dans une fournaise qui abolissait les couleurs.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">Enfin, au détour d'un virage, la mer fut en vue. &#8220;Nous voilà au bout du monde, pensa l'homme. Je rêve depuis quinze ans à cet instant.&#8221;</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">La mer était là. Comme une flaque immobile qui ne servait qu'à réfléchir la puissance du soleil. Le chemin n'avait traversé aucun hameau, croisé aucune autre route, il s'enfonçait toujours plus avant dans les terres. L'apparition de cette mer immobile, brillante de chaleur, imposait la certitude que le chemin ne menait nulle part. Mais l'âne continuait. Il était prêt à s'enfoncer dans les eaux, de ce même pas lent et décidé si son maître le lui demandait. Le cavalier ne bougeait pas. Un vertige l'avait saisi. Il s'était peut-être trompé. A perte de vue, il n'y avait que collines et mer enchevêtrées. &#8220;J'ai pris la mauvaise route, pensa-t-il. Je devrais déjà apercevoir le village. A moins qu'il n'ait reculé.</span><br /><span style="font-size: 16px;">Oui. Il a dû sentir ma venue et a reculé jusque dans la mer pour que je ne l'atteigne pas. Je plongerai dans les flots mais je ne céderai pas. Jusqu'au bout. J'avance. Et je veux ma vengeance.&#8221;</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">L'âne atteignit le sommet de ce qui semblait être la dernière colline du monde. C'est alors qu'ils virent Montepuccio.</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><img class="article_image_center tagImageSkyrock skyrockData_3_MediaNumber" src="https://i.skyrock.net/6317/18526317/pics/3349539160_1_7_MiEXsPu2.gif" alt="LE CLEZIO &quot;Désert&quot; et &quot;Le soleil des Scorta&quot; de LAURENT GAUDE. Méthode du commentaire. Bac Français 2022." /><br /> <br /><strong><span style="font-size: 16px;">                   Thèmes associés et bibliographie suggérée :</span></strong></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">* thème de l'inceste dans théâtre tragique (¼dipe et Phèdre notamment)</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">* thème de la vengeance : Médée, Andromaque, Hamlet, Othello</span> <span style="font-size: 16px;">(on pense aussi au roman d'Alexandre Dumas, publié en 1844, &quot;<em>Le Comte de Monte-Cristo</em>&quot;, à &quot;<em>Moby-Dick</em>&quot; - 1851 - du romancier américain Herman Melville).</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">* thème de la vendetta dans les romans de Balzac</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;">* thème de l'extrême misère (voir le roman de Carlo Levi « <em>Le Christ s'est arrêté à Eboli </em>», dont l'action se déroule non loin des Pouilles italiennes, en Campanie) - titre original  &quot; <em>Cristo si è fermato a Eboli</em> &quot;</span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;">* thème de l'inhumanité : roman italien publié en 1974, &quot;<em>La Storia</em>&quot; de l'écrivaine <span style="font-size: 16px;">Elsa Morante</span></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><span style="font-size: 16px;"><strong>                             Lecture du jour conseillée :</strong></span></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><span style="font-size: 16px;">&quot;<em>La France hors la France. L'identité avant la nation&quot;</em> - Thierry Dutour - éditions Vendémiaire , collection Chroniques - 2022<br /></span></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><span style="font-size: 16px;"><br /></span></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><span style="font-size: 16px;"><a href="https://bmirgain.skyrock.com/photo.html?id_article=3349539160&amp;id_article_media=69939603" onclick="window.open(this.href, 'photo_1', 'location=no,toolbar=no,scrollbars=yes,resizable=yes'); return false;"><img class="article_image_center tagImageSkyrock skyrockData_1_MediaNumber" src="https://i.skyrock.net/6317/18526317/pics/3349539160_1_3_TROc6LRV.png" alt="LE CLEZIO &quot;Désert&quot; et &quot;Le soleil des Scorta&quot; de LAURENT GAUDE. Méthode du commentaire. Bac Français 2022." /></a></span></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><br /><span style="font-size: 16px;"><span style="text-decoration: underline">Retour au sommaire général du blog : <a class="link" href="https://bmirgain.skyrock.com/" onclick="return true;">https://bmirgain.skyrock.com/</a></span></span></div><div style="margin:0;padding:0;text-align:justify;"><span style="font-size: 16px;"><span style="text-decoration: underline"><br /></span></span></div> 2022-07-22T04:08:25-04:00